
Caldo gallego : recette française & accord vin et mets parfait
Caldo gallego : une soupe galicienne pour un accord vin et mets tout en douceur
Il y a des plats qui réchauffent le corps, et d’autres qui réchauffent l’âme. Le caldo gallego, grande soupe paysanne de Galice, fait résolument partie de la seconde catégorie. Imaginez un bouillon généreux, riche en grelos (feuilles de navet), en pommes de terre fondantes, en haricots blancs et en chorizo parfumé : une assiette fumante qui évoque la cuisine de campagne, la convivialité et le temps qui prend son temps.
Pour un public français amoureux de terroir et de mariage parfait entre la table et la cave, ce plat rustique ouvre un immense terrain de jeu. Sa texture onctueuse, son caractère salé et umami, ses notes fumées et légèrement piquantes en font un compagnon idéal pour un accord vin et mets subtilement pensé. On y retrouve la même logique que dans un cassoulet ou une garbure : un plat simple en apparence, mais d’une grande profondeur aromatique.
Servi un soir d’hiver avec un vin pour Caldo gallego soigneusement choisi – un rouge de Loire frais, un Rioja français d’esprit… ou plutôt un Bourgueil, un Côtes-du-Rhône, un rouge de Galice si tu en déniches chez ton caviste – ce bouillon devient un véritable moment de gastronomie. Et pour affiner encore davantage ton mariage mets et vins, l’app Vinomat t’accompagne pour trouver, en un clin d’œil, la bouteille qui fera vibrer chaque cuillerée.
À propos du caldo gallego
Le caldo gallego est l’une des grandes soupes traditionnelles de Galice, au nord-ouest de l’Espagne, berceau culinaire où la mer et la campagne dialoguent en permanence. On le retrouve dans les maisons de campagne, les tavernes rurales, mais aussi sur les tables des fêtes familiales, notamment en automne et en hiver, quand la pluie et le vent battent la côte atlantique.
Historiquement, il s’agit d’un plat de paysans : on utilise ce que l’on a sous la main – feuilles de navet (grelos) ou autres choux rustiques, pommes de terre, haricots secs, un peu de porc salé, parfois du chorizo ou de la poitrine. La simplicité des ingrédients cache une grande intelligence culinaire : en répétant des gestes anciens (tremper les haricots, dessaler la viande, mijoter longuement), on parvient à une soupe d’une richesse étonnante, nourrissante mais jamais lourde.
Pour un palais français, on pourrait décrire le caldo gallego comme un cousin ibérique de la soupe au chou, de la garbure béarnaise ou d’un pot-au-feu revisité : même esprit de générosité, même importance donnée au bouillon et aux légumes, même alliance avec le cochon sous toutes ses formes. On est au cœur du terroir, ce qui le rend particulièrement intéressant pour un accord vin et mets inspiré.
Autre particularité culturelle : cette soupe n’est pas un simple « début de repas ». En Galice, un bon caldo gallego peut constituer le plat principal, accompagné de pain, parfois suivi d’un fromage local et d’un verre de vin. En France, tu peux la servir en plat unique du soir, ou en entrée copieuse lors d’un déjeuner dominical.
Ingrédients clés & rôle dans les saveurs (et dans l’accord vin)
Trois ingrédients structurent l’identité du caldo gallego :
- Les grelos (feuilles de navet)
C’est l’âme végétale du plat. Les grelos apportent une légère amertume, une verdeur intense, presque poivrée, qui rappelle un peu le chou kale ou certains choux frisés. En France, ils sont encore peu connus, mais on peut les remplacer par du chou vert frisé, du chou cavalier ou même des jeunes feuilles de navet. Leur rôle dans le mariage mets et vins est crucial : cette amertume et cette verdeur appellent des vins dotés d’une bonne fraîcheur et d’un fruit net, pour éviter tout effet métallique.
- Les pommes de terre
Elles apportent la texture : en cuisant longuement, elles se délient légèrement, épaississant le bouillon et créant cette sensation de velouté rustique si typique du caldo gallego. Leur douceur naturelle arrondit le sel et le fumé des viandes. Pour le vin, cette douceur appelle des tanins souples, pas trop durs, et une certaine rondeur en bouche.
- Le chorizo et les viandes de porc
Chorizo, poitrine de porc, jambon ou os de porc salé : ce sont eux qui donnent au caldo gallego son caractère umami, fumé, parfois légèrement piquant. On retrouve des notes de paprika, de viande mijotée, de gras fondu. C’est cette dimension qui rapproche la soupe de nos plats français de terroir et justifie un vin pour Caldo gallego plutôt rouge, avec suffisamment de matière pour répondre à la charcuterie, sans excès de bois ni d’alcool.
À ces trois piliers s’ajoutent :
- Les haricots blancs secs : crémeux, rassasiants, ils enrichissent la texture et renforcent la sensation de plat complet.
- L’ail et l’oignon : base aromatique indispensable, ils donnent de la profondeur au bouillon.
- La feuille de laurier : touche herbacée, discrète mais essentielle pour la complexité.
Ensemble, ces éléments créent un profil : salé, fumé, légèrement amer et umami, avec une texture dense mais enveloppante. Pour le mariage parfait côté cave, l’objectif est d’accompagner cette densité sans l’écraser, et de rafraîchir le palais entre deux cuillerées.
Recette de Caldo gallego (version adaptée pour la cuisine française)
Informations pratiques
- Portions : 4 personnes
- Temps de préparation : 25 minutes (hors trempage des haricots)
- Temps de cuisson : 1 h 30 à 2 h
- Niveau de difficulté : facile, mais demande un peu de temps
Ingrédients
Pour 4 personnes :
- 200 g de haricots blancs secs (type lingots)
- 1 botte de grelos si tu en trouves, sinon 300 g de chou vert frisé ou chou cavalier
- 600 g de pommes de terre à chair farineuse (type Bintje)
- 150 g de chorizo doux (en une ou deux pièces entières)
- 150 g de poitrine de porc fraîche ou demi-sel
- 100 g de jambon de porc fumé ou salé (os ou talon)
- 1 oignon moyen
- 2 gousses d’ail
- 1 feuille de laurier
- 1 à 2 c. à s. de gras de porc (saindoux) ou d’huile d’olive
- Environ 2 litres d’eau
- Sel et poivre (à ajuster en fin de cuisson)
> Variante : tu peux remplacer une partie de la poitrine par un petit morceau d’os à moelle pour enrichir encore le bouillon.
Étapes de préparation
- La veille : tremper les haricots
- Rince les haricots blancs.
- Place-les dans un grand saladier, couvre largement d’eau froide et laisse tremper 12 heures.
- Égoutte et rince avant utilisation.
- Préparer les viandes
- Si la poitrine ou le jambon sont très salés, rince-les sous l’eau froide puis laisse-les tremper 1 h dans l’eau, en changeant l’eau une fois.
- Couper le chorizo en gros tronçons (ou le laisser entier pour le trancher après cuisson).
- Lancer le bouillon
- Dans une grande marmite, dépose la poitrine de porc, le jambon et le chorizo.
- Ajoute les haricots égouttés, la feuille de laurier, l’oignon épluché (entier ou coupé en deux) et les gousses d’ail écrasées.
- Couvre avec environ 2 litres d’eau froide.
- Porte à ébullition, écume si nécessaire, puis baisse le feu et laisse mijoter 45 minutes à feu doux.
- Préparer les légumes
- Pendant ce temps, épluche les pommes de terre et coupe-les en morceaux moyens, en les « cassant » légèrement au couteau (comme en Espagne) pour libérer l’amidon et épaissir la soupe.
- Retire les grosses tiges du chou ou des grelos, garde les feuilles que tu détailles en lanières.
- Ajouter pommes de terre et chou
- Au bout de 45 minutes, ajoute les morceaux de pommes de terre dans la marmite.
- Laisse cuire 20 minutes.
- Ajoute ensuite les feuilles de chou ou de grelos et poursuis la cuisson 25 à 30 minutes, jusqu’à ce que les légumes soient fondants et que le bouillon ait pris une belle onctuosité.
- Finitions
- Retire les morceaux de viande et de chorizo de la soupe.
- Coupe-les en morceaux ou en tranches, puis remets-en une partie dans le caldo (garde éventuellement un peu de viande de côté à servir à part dans une petite assiette).
- Goûte, rectifie le sel (attention, les viandes sont déjà salées) et poivre légèrement.
- Service
- Sers très chaud, dans des assiettes creuses ou des bols, en veillant à avoir de tout dans chaque portion : bouillon, haricots, pommes de terre, chou et quelques morceaux de porc et de chorizo.
Informations nutritionnelles (approx. par portion)
- Énergie : ~550–600 kcal
- Protéines : 25–30 g
- Glucides : 45–50 g
- Lipides : 25–30 g
- Riche en fibres, en fer, en vitamines B et en antioxydants (légumes à feuilles et haricots)
Informations diététiques
- Contient : porc, légumineuses
- Sans gluten si servi sans pain
- Non adapté aux régimes végétariens ou véganes, mais peut être décliné en supprimant les viandes et en renforçant la base aromatique (plus d’oignon, d’ail, de laurier, éventuellement un bouillon de légumes maison).
Quel vin pour Caldo gallego ? Les meilleurs accords vin et mets
Le caldo gallego est une soupe de caractère : salée, umami, légèrement fumée et parfois un peu piquante selon le chorizo. L’accord vin et mets idéal doit donc :
- Rafraîchir le palais (bonne acidité)
- Épouser le gras et le fumé du porc (tanins souples, fruit généreux)
- Respecter la légère amertume des grelos ou du chou (pas de bois trop marqué, pas de tanins agressifs)
Voici quelques pistes de mariage parfait avec des vins français, facilement trouvables chez Nicolas, en Carrefour ou dans tes caves locales.
1. Vins rouges de Loire (Chinon, Bourgueil, Saumur-Champigny)
Un Cabernet Franc de Loire, juteux et frais, fait merveille avec ce type de soupe paysanne.
- Pourquoi ça marche ?
- Belle acidité qui allège le gras du porc.
- Tanins fins, pas trop appuyés, qui respectent les légumes verts.
- Arômes de fruits rouges et noirs, souvent légèrement herbacés, qui dialoguent bien avec les grelos.
- Budget : entre 10 et 18 € pour un très bon rapport qualité-prix en grande surface ou chez Nicolas.
2. Côtes-du-Rhône rouges souples
Pour ceux qui aiment les vins plus chaleureux, un Côtes-du-Rhône basé sur le Grenache et la Syrah, mais dans un style souple et fruité, fonctionne très bien.
- Atouts :
- Fruit mûr (framboise, cerise, épices douces) qui répond au chorizo.
- Tanins présents mais ronds, parfaits sur les haricots et les pommes de terre.
- Légère touche épicée qui prolonge le paprika du chorizo.
- Veille à choisir un vin peu boisé, plutôt sur le fruit, dans la tranche 10–15 €.
3. Bourgogne rouge (Pinot Noir) accessible
Un Pinot Noir de Bourgogne d’entrée ou milieu de gamme – Bourgogne Rouge, Maranges, Marsannay dans un style gourmand – peut offrir un très beau mariage mets et vins.
- Pourquoi c’est intéressant ?
- Tanins très fins, presque soyeux, qui respectent le caractère délicat du bouillon.
- Belle aromatique de fruits rouges frais (griotte, framboise), qui apporte de la légèreté.
- Une délicatesse qui transforme le caldo gallego en plat quasi gastronomique.
- Compte 18–25 € chez un bon caviste ou dans une belle cave de GMS.
4. Option blanc pour les audacieux : un blanc de Loire ou un vin d’Alsace sec
Si tu préfères le blanc, oriente-toi vers un vin doté d’une acidité marquée et d’un beau volume en bouche :
- Sancerre ou Pouilly-Fumé (Sauvignon) : tension, notes d’herbes fraîches, agrumes, qui peuvent parfaitement jouer avec la verdeur des grelos.
- Riesling d’Alsace sec : grande fraîcheur, légère note pétrolée et citronnée, capable de couper le gras du porc et de réveiller le palais.
Dans ce cas, évite les chorizos trop piquants pour ne pas écraser le vin. Cherche des cuvées entre 15 et 25 €, largement disponibles chez Nicolas, Carrefour ou en caves locales spécialisées.
Comment choisir précisément ta bouteille ?
Les règles simples à garder en tête pour un vin pour Caldo gallego :
- Acidité : indispensable pour alléger le gras.
- Tanins : plutôt souples et fins.
- Bois : discret ou absent.
- Degré alcoolique : modéré pour conserver la buvabilité.
Pour affiner encore plus ton choix en fonction de ton chorizo, de la quantité de viande ou de la puissance du bouillon, l’app Vinomat est ton allié : indique ton plat, ton style de vin préféré et ton budget, et tu obtiendras une sélection sur mesure, que tu pourras retrouver chez ton caviste de quartier ou en grande distribution.
Astuces de cuisson & techniques pour un caldo gallego inratable
- Ne pas bâcler le trempage des haricots
Un trempage long (12 h) permet une cuisson homogène et une texture fondante, sans que la peau se détache.
- Prendre le temps de mijoter
Comme un pot-au-feu, un caldo gallego a besoin de temps : au moins 1 h 30 au total. C’est ce qui permet au bouillon de se concentrer, aux pommes de terre de légèrement épaissir la soupe, et aux arômes de se fondre.
- Gérer le sel avec prudence
La poitrine, le jambon et le chorizo sont souvent déjà bien salés. Ajoute le sel en toute fin de cuisson, après avoir goûté, pour éviter le piège du bouillon trop salé.
- Éviter la soupe trop liquide
Un bon caldo gallego doit être généreux, presque entre la soupe et le ragoût. N’hésite pas à laisser réduire sans couvercle les 15 dernières minutes si nécessaire. À l’inverse, si la soupe te paraît trop épaisse, ajoute un peu d’eau chaude.
- Choisir le bon chou
Si tu ne trouves pas de grelos, opte pour un chou vert frisé ou un chou cavalier, qui supportent bien la longue cuisson sans devenir pâteux. Évite le cœur de laitue ou les choux trop tendres, qui se déliteraient.
- Préparer à l’avance
Comme beaucoup de plats mijotés, le caldo gallego est souvent encore meilleur le lendemain. Prépare-le la veille, laisse-le reposer une nuit au frais et réchauffe doucement : les saveurs auront eu le temps de se marier.
- Adapter le chorizo à ton public
Pour une table familiale, choisis un chorizo doux. Pour des amateurs de sensations plus corsées, un chorizo légèrement piquant réveillera la soupe – mais pense alors à un vin avec une bonne fraîcheur, pour garder l’équilibre.
Comment servir le caldo gallego : art de la table et ambiance
Le caldo gallego est un plat qui invite à la convivialité. Servez-le au centre de la table, dans une grande soupière en fonte ou en céramique, pour garder la chaleur. Chaque convive se sert dans une assiette creuse bien chaude, à la louche.
Côté accompagnements :
- Un bon pain de campagne à la croûte bien cuite, pour saucer le fond de l’assiette.
- Un peu de piment doux fumé (type pimentón) à parsemer pour ceux qui aiment, ou un filet d’huile d’olive fruitée.
Pour le service du vin, pense comme pour une garbure ou un petit salé :
- Serre le rouge légèrement rafraîchi (15–16 °C) pour conserver le fruit et la digestibilité.
- Si tu optes pour un blanc, vise 10–12 °C, pas trop froid, afin qu’il puisse envelopper le plat.
C’est un plat parfait pour un dîner d’hiver entre amis, où l’on commence par un apéritif léger, puis on passe directement à cette grande soupe-repas, suivie d’un simple fromage de brebis ou d’un fromage local, et éventuellement d’un dessert à base de pommes. L’ambiance idéale : une table en bois, des verres généreux, une conversation qui s’étire… et une bouteille de plus, si le mariage parfait fonctionne.
Conclusion : un plat de terroir galicien, des vins français, et Vinomat comme boussole
En adoptant le caldo gallego dans ta cuisine, tu invites à ta table un véritable concentré de terroir galicien : grelos, pommes de terre, haricots, chorizo et porc réunis dans un bouillon salé et umami, réconfortant et généreux. Travaillé avec soin et associé à un vin pour Caldo gallego choisi avec discernement, ce plat paysan devient un terrain de jeu passionnant pour tout amateur d’accord vin et mets.
Qu’il soit accompagné d’un rouge de Loire, d’un Côtes-du-Rhône souple, d’un Pinot Noir bourguignon ou d’un blanc de Loire tendu, le mariage parfait se construit autour de l’équilibre : fraîcheur, souplesse des tanins, respect des légumes et de la charcuterie.
Pour t’aider à aller encore plus loin, explore les suggestions de l’app Vinomat : en quelques secondes, tu trouveras la bouteille idéale, disponible chez ton caviste, chez Nicolas, en Carrefour ou dans tes caves locales. Il ne te restera plus qu’à inviter, servir, trinquer… et profiter pleinement de ce grand bol de chaleur galicienne à la française.

